Vive la presse 2
Par christophe, dimanche 19 février 2006 à 10:36 :: on est dans le journal :: #8 :: rss
Belle surprise jeudi matin : un chouette article dans le Montpellier Plus (quotidien gratuit) et même une accroche en une ! Merci à Laetitia Krupa pour ses questions et sa volonté de bien comprendre notre travail.
L'article :
A priori, c'est un peu déroutant. Cinq jeunes se succèdent et prennent la parole, plantés au milieu du "rade". Des tranches de vie, des histoires de solitude et d'envie. Entre Cléo, la fofolle sans pudeur qui adore le contact humain, Georges, le fan des années 1980 qui réalise un peu tard que l'on est passé au troisième millénaire, Jeannette, Amandine et Christian, les anecdotes s'enchaînent sans faiblir.
C'est Christian qui introduit les autres. Lui, il raconte son expérience pendant les dernières inondations : tout le monde cloîtré, la panique, l'individualisme... Et puis sa rencontre avec les "Barchétypes", des gens un peu différent, qui adorent partager, parler et communiquer leurs désirs.
Ces personnages attachants, plein d'amour et de générosité, sortent tout droit de l'imagination du tout jeune metteur en scène Christophe Weill. Avec un regard acéré sur les travers de la société contemporaine, il croque les failles du système : "La thématique globale de la pièce repose sur le désir. Le désir de vivre quelque part, comment on choisit de vivre sa vie, comment on la rêve. Les personnages des Barchétypes sont nés d'une idée simple : après avoir subi trop de solitude, l'humanité mute (comme la nature le fait déjà ) pour arranger son sort. Et la communication, l'échange deviennent des habitudes."
Plus qu'une peinture satirique, Les Barchétypes se révèle être une pièce d'anticipation : une nouvelle "race" éclôt. Leur créateur en parle avec une grande tendresse : "Ce sont des personnages extravagants et en même temps très généreux. Un barchétype c'est ça, un être humain qui a une grosse corde sensible, qui a besoin de dialogue, de contact. Cette idée m'est venue de la mode des blogs, et aussi d'un constat : dans la rue, de plus en plus de gens parlent tout seul." Le credo de la pièce est d'ailleurs mis en situation, directement, parce qu'elle se joue uniquement dans les bars de la ville. Les Boucans sont adeptes du théâtre de rue, Christophe n'en démord pas : "Nous amenons le théâtre à un public qui n'y est pas forcément habitué. Alors notre responsabilité est de ne pas l'ennuyer. Nous travaillons beaucoup sur le burlesque, dans les traces de la Commedia dell'Arte."
Laetitia Krupa









Commentaires
1. Le mercredi 2 janvier 2008 à 18:54, par actualites
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