Cie Les Boucans

LA COMPAGNIE

Les 8 membres de la troupe ont connu la même école dès 1998, partageant une expérience riche, dense, à l’Univeristé de Nice, bénéficiant de rencontres avec Claude Alranq, Jean-Pierre Triffaux, Serge Ouaknine, Gabriel Monnet, France Schott-Billmann, Jackie Taffanel, dans l’apprentissage d’une pratique artistique exigente, audacieuse, intelligente, engageant le corps et l’esprit dansun erencontre avec l’autre, tant enracinée dans nos vies que puisant sa source dans celle de l’humanité.

Prendre et donner.

Il y en eut quatre. Quatre années, dont chacune comptait 13 mois, lesquels mesuraient 32 bonnes journées de 25 heures bien tassées, à l’issue desquelles le goût du don de soi à un collectif, une troupe, un public, un peuple, dans l’amour des différentes individualités, nous était offert.

Réunir et entreprendre.

En 2002, l’association Cie Les Boucans est constituée. Objetcif premier : reprendre la création qui fut l’embryon de la troupe : « Cécile ». Un texte de Caroline Cano, une forme de théâtre personnelle, collage de sensations sincères, délires généreux, références bien-aimées, élans grisants, personnages marionnettes, caractères oniriques, instants quotidiens et universels, dont la naissance innatendue révéla nos désirs de spectacles qui perdureront jusqu’à demain.

La plupart ne voyant Nice que comme une étape à ne pas éterniser, il faut imaginer une nouvelle maison. C’est le Languedoc, l’Hérault, qui est choisit et les huit apprentis trouvent cette maison au carrefour du sud, à Montpellier.

En 2003, un spectacle jeune public voit le jour. Avec « pas grand-chose », « Le Voleur de veilleuses » de Delphine Garrigues, part sur les routes pour près de soixante représentations et une décoration : le prix du jury au festival Au bonheur des Mômes 2004.

Dans la foulée, un projet un peu fou est entreprit par Emmanuelle Fauchet, réunir tous les comédiens de la troupe, plus un, ainsi qu’une équipe technique professionnelle, au sein du « Langue-à-langue des chiens de roche » du québécois Daniel Danis. Le spectacle prend deux formes, une grande et une petite. Il est donné en plein-air et dans des petites pièces. Mais trop lourd, il est remisé, non sans regrets, au profit de nouveaux projets plus aérés.

Depuis sa création en 2004, « Histoire de lever la tête » est sortit une vingtaine de fois. Pour ses acteurs et Christophe Weill, son auteur, tant en amour de leurs personnages, gardant tant de bons souvenirs des représentations, en matinées, avec les enfants, cela reste bien trop peu. Nous aimons ce spectacle, il faut le dire et le redire. Tout reste à vivre.

Montpellier Quartiers Libres, enfin une occasion de conquérir la ville ! En 2005, Christophe sort un projet de sa valise. L’idée d’offrir à ses compagnons un sac à dos dans lequel il y aurait un personnage, assez proche d’eux pour qu’ils puissent le sortir quand bon leur semble, avec simplicté et proximité. Des petits spectacles écrits en prose poétique, pour amener le théâtre à ceux qui ne le connaissent pas, dans des lieux de convivialités, cafés, brasseries et autre troquets. « Barchétypes », est joué en octobre durant deux journées. Quinze représentations, soit 75 interventions, tantôt festives, tantôt difficiles. Mais surtout d’incroyables rencontres avec des êtres pleins de gratitude, hallucinés par la présence d’une Cléo, d’un Christian, s’identifiant à Georges ou Jeannette, chamboulés mais comprenant Amandine, regrettant de ne pas aller au théâtre, stupéfaits par ce don innatendu de notre part, de la part d’une association, d’un festival ou de la mairie. Barchétypes poursuit sa route, perce des bulles d’émotion. Guillaume Rubin est un boucan comme les autres. Des choses à dire, des situations à créer, à donner, il en a plein les poches et le coeur. Du coup, « La fête du Mammouth » aura été une longue saga, changeant trois fois de nom, de texte, de forme. Et alors ? Pourquoi figer ? Aujourd’hui, la pièce s’est trouvée, à l’aise dans les lieux de plein air, comme la cour d’un mas où d’un couvent. Un spectacle de tréteaux donc burlesque mais poétique, populaire et contemporain, festif et généreux Construit en trois actes (un prélude au milieu du public, près de la buvette, la pièce, sur le lieu de représentation et un bal pour cloturer), « La Fête du Mamouth » invite le spectateur pour une soirée complète, mariant plaisir du théâtre et art de la fête.

2006, nouvelles envies, nouvel auteur. Marie Nosmas nous livre une pièce à danser et à jouer, un paquet de tranches de vie sensibles et émouvantes, aux pépites d’humour. Un drôle de regard sur notre quotidien d’homme, de femme, pantins plein d’amour et d’angoisse d’une société de communication qui ne dit rien. « L’Envers du décor » n’a pas une forme conventionnelle. Son audace nait du désir de partager des sensations, des doutes. Sans prise de position martelée, mais brisant pourtant les tabous qui enferment nos grandes douleurs, nos grandes envies, comme de petites choses à cacher dans nos coeurs.

Aujourd’hui, en décembre 2006, la compagnie lance un nouveau projet pour le jeune public : « Van de B. », mis en scène par Collin Hill, en co-production avec le fetsival « Saperlipopette, voilà enfantillages ! ». L’envie de réunir à nouveau tous ses membres sur un même plateau s’impose.